vendredi 10 février 2017

C'est la fête à Angkol

Une fois le chantier terminé, la pompe électrique installée dans la grande citerne, avec d'ingénieux systèmes de flotteurs indiquant les niveaux à partir desquels il faut commander de l'eau, Ben Inh, le Directeur du Collège d'Angkol, organise une petite fête pour nous remercier et délivrer aussi un message de reconnaissance à tous les enfants, aux parents, au sponsors suisses qui ont soutenu cette action.
Le directeur nous invite donc dans son bureau pour un discours assez formel, en présence du maire, du chef du village, d'une dame préposée au Conseil et des enseignants du Collège. Cette dame possède un cahier dans lequel sont consignées de manière manuscrite toutes les données du village, notamment un recrutement très précis du nombre d'habitants. Il y a beaucoup de respect envers le directeur et les anciens et entre les professeurs.
Puis, un repas succulent nous est servi dans une salle de classe décorée pour l'occasion. C'est la femme du directeur qui a préparé les mets, tandis que les jeunes professeurs s'occupent de la mise en place et du service. A peine a-t-on terminé un plat que tous se précipitent pour nous resservir. Le Directeur, tout guilleret, lève son verre et dit "Santé" et "O'rckun" (merci) avec gaité et une bonne humeur contagieuse. Il est attentif au bien-être de chacun, chacune, y compris son corps enseignant avec qui il trinquera plusieurs fois.

Le discours 
Les jeunes enseignants, dont un ancien élève qui avait suivi les cours de français avec Polo
lors de son congé sabbatique de 6 mois au Jardin des langues Ayravady


Toutes les activités se déroulent sous l'oeil bienveillant du Roi
Petit cours de dessin improvisé
En fin de repas, les enfants viennent participer à la fête, certains profiteront pour manger
discrètement les restes laissés par les convives


La classe 8B, 35 élèves, 14 filles, 5 absents




La saga des portes et fenêtres au K2

Après avoir réglé le problème de l'eau grâce au forage, Ibrahim et son équipe d'ouvriers se lancent dans l'édification des murs. Partout, des fils sont tendus, pour faciliter la construction d'aplomb et de niveau.  Déjà vient le moment d'acheter portes et fenêtres.
Euh... difficile de trouver des fenêtres qui pèsent moins qu'un âne mort, tout est fabriqué en bois dur dans un style disons plutôt rustique.
Idem pour les portes, on a le choix entre des portes en plastic dont les gonds vont céder dès la 10e ouverture, ou le style porte en chêne massif. On opte pour le massif.
Les maçons, tous musulmans, se reposent et prient le vendredi, ils reprendront le travail avec ardeur samedi et dimanche. Ici, tout le monde vit en harmonie, bouddhistes,  musulmans, chrétiens, dans le plus grand respect des coutumes des uns et des autres. Un exemple à suivre.
Au boulot, ambiance feutrée, chacun son job, qui pour faire la gâchée, qui pour monter les murs, qui pour creuser la fosse ou remblayer.
Le patron supervise la bonne marche du chantier, toujours souriant et détendu. Un vrai plaisir de les voir s'activer, tandis qu'à côté, au Jardin des langues Ayravadi, les petits passent de chouettes moments avec les animatrices.

Ibrahim, ze Boss !

Au Centre des loisirs
Marthe, bénévole à Kep Children, vient tous les jours changer le pansement de Sreina,
 tombée d'un arbre, 12 points de suture.
Ici, on tape le carton, c'est du sérieux !
Et voici les fameuses portes
La gâchée


Polo avec Patrick, artisan français qui s'est arrêté à Kep avec son épouse Sandrine et qui a choisi
de nous aider sur le chantier, en apportant son savoir et ses compétences, une belle rencontre 


jeudi 2 février 2017

Démarrage en trombe du chantier K2 = La Maison des bénévoles


  • Lundi 30 janvier, 1ère réunion de chantier, signature du contrat avec Ibrahim, notre fidèle entrepreneur khmer
  • Mardi 1er février achat des matériaux, 14'000 briques, 40 sacs de ciment, 12 tonnes de sable, ferrailles...
  • Mercredi 2 février préparation de la dalle, on creuse déjà la fosse septique
  • Jeudi, 3 février, avec l'aide d'un sourcier pour trouver de l'eau, forage et ... à 33 m, l'eau jaillit soudain et éclabousse toute l'équipe du chantier ! Quelle chance nous avons, ceci évitera d'acheter l'eau en camions et de construire une nouvelle citerne et un derrick coûteux. Pas donné tout de même le forage : 1'900 dollars. Si vous souhaitez nous aider à financer cette opération, nous vous en serons très reconnaissants.  
                 Association Yes We Cambodia, Caisse d'Epargne de Nyon, 1260 Nyon - Suisse 

IBAN CH87 0832 6000 1125 61010

Et voilà, en voiture Simone, le K2 est parti à toute allure !











lundi 30 janvier 2017

Le Collège d'Angkol est branché !

Jamais vu un chantier aussi vite expédié ! 8 jours pour
  • planter 903 mètres de poteaux
  • tirer les fils
  • installer 11 classes et le bureau du directeur (qui fait office de salle des maître), prises et néons
  • redémarrer les panneaux solaires qui servent à l'éclairage de l'extérieur et des toilettes
  • brancher le tableau et le compteur
  • contacter les services municipaux et ... avoir le courant !
Ne reste que la pompe électrique à installer et tester demain mercredi, ce qui permettra d'alimenter automatiquement les sanitaires sans devoir à chaque fois grimper sur la citerne pour transvaser l'eau dans le tank d'alimentation des toilettes.
Nous avons bénéficié de l'aide de Patrick, un artisan français de passage à Kep, super bricoleur, très compétent, grâce à qui nous avons pu faire fonctionner à nouveau les panneaux solaires de l'école.
Le voyage, c'est aussi des rencontres incroyables, avec des gens formidables, qui n'hésitent pas à donner de leur temps pour un projet. Patrick, encore un grand merci !

Bon voilà, "Bolo" a encore frappé !

Des néons
Polo (Bolo en cambodgien) et Ben, le Directeur
Un magnifique tableau électro-solaire
Des ampoules solaires 
On ne joue pas avec les interrupteurs ...
Et voici Singoen, le professeur de français, que nous ne remercions jamais assez pour son aide !




Au Jardin des Langues Ayravady...

... on dessine, colorie, bricole, peint, fait de la musique, des puzzles, des crêpes, des sorties à la mer et des ateliers "shampoo-poux", sous la houlette d'une équipe de bénévoles aux petits soins des enfants.

L'école
Cours de français improvisé sur la prairie


Marianne la vache 
Nettoyage aux alentours de l'Ecole


Sieste pour le petit dernier

PET que les enfants revendront pour quelques riels

Atelier shampoo-poux très prisé par les garçons

euh... une seule serviette pour sécher tous les enfants...

Le coup de peigne, ça le fait !

Embarquement tuk-tuk direction Plage

Jessica, la directrice qui reste zen en toutes circonstances avec Arthur le super bénévole sportif peintre bricoleur et autres sur demande 






samedi 28 janvier 2017

2017, ça démarre !

Départ lundi 16 janvier 2017, Nyon-Genève-Zürich-Bangkok, arrivée mardi matin 17 janvier à Phnom-Penh.
Déjà les enfants des rues s'accrochent à notre tuk-tuk pour demander quelques riels, de quoi manger. Sans transition, passer de Genève à Phnom Penh, ça décoiffe.
Une nuit de repos chez notre amie Myriam, enseignante pétillante bénévole à l'association "Pour un sourire d'enfant" et déjà nous filons vers Kep, encore verdoyante - nous sommes en queue de mousson - sous une température idéale  de 32°.

Nous retrouvons "Le Jardin des langues Ayravady" animé par une joyeuse équipe de bénévoles, sous la houlette de Jessica, jeune femme genevoise, directrice, qui se dépense sans compter pour gérer cette petite école: recruter les enseignants, accueillir les enfants au Jardin des loisirs de 14-17h, organiser les cours d'anglais et de français de 17-19h, s'occuper des problèmes logistiques, y compris évacuer les crottes de Marianne la vache, qui, après avoir salué Polo, s'intéressera à toutes les activités de l'après-midi.





Nous prenons nos quartiers au Dara-Kep-Bungalow, pour les trois mois à venir. La végétation y est luxuriante, les hôtes charmants,  le soir tout le monde est couché à 21h, parfait pour se reposer de nos journées. Récupérer un téléphone cambodgien, passer au marché, louer une moto, retrouver nos contacts pour les chantiers, s'organiser. Passer du mode "Swiss" coincé mais efficace au mode "khmer", tout sourire, mais où il faut réapprendre patience et calme, en tout cas pour certains.
Jeudi 19 janvier, premier rendez-vous avec l'équipe d'électriciens. On se réunit dans le bureau du directeur, toujours aussi convivial et heureux de retrouver "Bolo".
Singoen, le professeur de français traduira les négociations et termes techniques. Pas de Google traducteur, il faut se concentrer. Le devis est prêt, on se met d'accord sur le nombre de poteaux, fils, ampoules, prises et le prix de la main d'oeuvre.  Tope là, le marché est conclu, le chantier démarrera ce weekend.
Quelques palabres plus tard,  le premier acompte est versé samedi. Lundi suivant, on file sur le chantier et là, on est bluffés : 30 poteaux sont plantés, sur 800 mètres, entre le village et l'école. Le ciment est encore frais. Mardi, les ouvriers commencent à tirer les fils, installer prises et néons. 11 classes et  le bureau du directeur seront équipés. Entretemps, grâce à l'ingéniosité d'un artisan français rencontré par hasard à Kep, Patrick, les panneaux solaires vieux d'une dizaine d'années et jamais utilisés sont redémarrés et mis en charge sur une batterie. 3 ampoules plus tard, la lumière surgit, en attendant le branchement au réseau. Patrick, c'est le genre d'homme dont le QG est l'épicerie "Mypicé", sorte de quincaillerie locale, où il arrive à discuter ampères, tuyaux, robinets, avec le patron khmer, chacun dans sa langue, mais toujours d'accord pour trouver l'article miracle qui surgit du fond du bric-à-brac.
Le chantier file à toute allure, interrompu vendredi par le "Nouvel An chinois".