dimanche 13 avril 2014

Kep Indian Wells, masters de haute volée...,

Le tournoi a tenu ses promesses tout en nous réservant quelques jolies surprises chez les jeunes notamment mais aussi chez les papis et dans un contexte météo particulièrement rude. Tous les joueurs lotis à la même enseigne: Température genre 35 de moyenne sous un taux d'humidité maxi avec zéro kilomètre à l'heure de vent. Que du bonheur!... Ces conditions météo un cran au dessus d’hostile n'ont toutefois pas terni l'ambiance et l'engagement des participants. Telle est bien la marque du succès. Quatre jours de plaisir et de beaux gestes pour les yeux des spectateurs . Des slices, des lobs, des volées, des passings, des smasch along the line ..., spectatrices élégantes, chien distingué, chèvres disciplinées, gecko observateur, vache insolente comme toujours, enfants enthousiastes mais aussi, ambiance bon enfant et du gratin parmi les concurrents dont des anciens numéro 1, des numéro 3 cambodgien, des classés 2/6 en série 1 française et en démo, des numéros 150 indonésiens ou 300 japonais. Voilà qui rend des organisateurs heureux et une école en effervescence. Que demande le peuple?

jeudi 10 avril 2014

Voyageuses paisibles et arbres tourmentés...

La nature n'est pas tendre dans son choix d'organiser les choses. Voyez ces visages tranquilles de femmes en voyage et ses faces torturées d'arbres immobiles.

Apocalypse à l'Indian Wells de kep

Aujourd'hui, l'Académie de tennis de Kep et l'école "Le jardin des langues" sont de proches voisins étroitement liés, même si ces deux associations demeurent indépendantes. En effet, plus que jamais, les enfants représentent le centre de gravité de nos intensions solidaires. Les jeunes qui fréquentent l'école joueront bientôt au tennis et ceux qui viennent au tennis approcheront tôt ou tard l'école. Alors, gens du tennis et du jardin des langues associent leurs efforts. On se concerte, on s'organise, on décide et on passe à l'acte et donc, les maçons ont maçonné, les serruriers ont serruré, les charpentiers ont conforté, les meules ont hurlé, les arcs électrique ont crépité. On a multiplié les passings, les coups droits les montées au filet et voilà le résultat, l'Ami Sock ouvre son grand tournoi de printemps avec école Ayravady, étincelante en fond d'écran... ça joue ça joue. Séquence suivante, On amène l'eau sous pression à l'école et on construit une salle de bain pour le gardien et des sanitaires pour les enfants.

mercredi 2 avril 2014

Nouveau kiosque et puis voilà...,

Allez, il leur reste encore 3 heures de travail et nos amis charpentiers auront totalement terminé leur mission. Liquidés en 17 jours, les 230 mètres carrés de toiture mais la dernière ligne droite n'a pas été une mince affaire.
Nous découvrons, au démontage de la vieille toiture en paille, des poteaux ravagés par les termites. On change tout. Après, plus rien n’arrêtera nos constructeurs sauf peut être la pluie...
En jetant au sol les vieux poteaux qui se brisent, les insectes sont expulsés de toute part. Pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Devinez qui pointe son flingue? L'ami Wesson bien sûr, retiré durant le chantier, dans sa résidence d'été et qui refait soudain surface pour régler leur compte aux termites, peu fréquentables pourtant. C'est un festin qui le rend joyeux, vous n'avez qu'à observer son encolure délicate et rougeoyante et sa bonne mine....
Pendant ce temps, les charpentiers funambules scient, taillent, découpent, ajustent, clouent, tapent, s'encordent, vissent,brulent, dévissent et jamais ne s'engueulent.
Soudain, le kiosque, change  de statut. Il passe de local vétuste et poussiéreux à petit édicule pimpant sous les bananiers. Le tour et joué, les chats semblent apprécier.

samedi 29 mars 2014

On avance, on avance !!!!...

Tels Obi-wan Kenobi et Qui Gon Jimm, chevauchant le sublime vaisseau argent de la reine Amidala, nos héros charpentiers arrivent au bout de leur mission première, terminer le toit de l'école. Ca n'a pas été une mince affaire. Ils ont dû lutter contre le côté obscur de la force. Obscur mais très lumineux, 40 degrés sur les bardages à midi. Heureusement, les bons augures déclenchés par les moines chanceliers les ont sauvés.... Nos charpentiers vont passer à présent à la seconde mission. Refaire la couverture du kiosque. Il s'agit d'un petit bâtiment de 20 m2 dont il faut reconstruire toit et charpente, dévorée par les Kadirs (termites). Il était temps qu'ils terminent, Wesson le gecko ne supporte plus ce vacarme étincelant et me fait une rougeole.

vendredi 21 mars 2014

Mais où va votre argent?!...,

Je vous présente Ibrahim, Hamz, Karoon et Thynn. Il ne sont pas des loubards locaux et leur allure ne paye pas de mine, ils disposent en tout et pour tout de 5 outils, une scie, une hache multi-usages, un pied de biche, un mètre enroulé et de la ficelle. Ils vont pieds nus et leur balluchon est digne des spartiates. Le chef conduis la moto, il sont charpentiers et plutôt bons. Chaque matin ils grimpent sur le toit à 7 heures et après seulement 5 jours de chantier, ils ont démonté le toit pourri du bâtiment et l'ont déjà recouvert de sa nouvelle parure argentée, à moitié. A cette vitesse, ils auront terminé dans 2 semaines. Incroyable pourtant, tant leurs gestes sont lents. Mais voilà,toujours suspendus dans le vide, aucune protection, tous leurs pas sont calculés, aucun outil ne leur échappe jamais et là haut, il fait 36 degrés de moyenne. Ont intérêt à épargner leurs gestes. Ils sont expérimentés et efficaces, voilà tout. Ibrahim le chef ne parle pas anglais et je ne parle pas Khmer alors quand un souci technique survient, on va dans ma classe à ciel ouvert et je dessine des croquis sur le tableau noir. Perchés sur la charpente, les autres suivent notre conversation silencieuse et finalement, on tombe d'accord sur les principes d'assemblage et tout le monde valide. Le chantier avance bon train, tout ce que nous avons convenu est respecté et je constate que je n'ai pas trop perdu la main. Vers 17 heurs, quand je rentre me débarbouiller avant d'accueillir mes élèves, je croise les jeunes de l'école publique qui terminent leur journée d'étudiant.

lundi 17 mars 2014

Wesson, gardien gecko de l'école pas du tout content....!

Oulala, ça ne lui a pas du tout plu, le démarrage du chantier de l'école à notre lézard. Du coup, il s'est retiré dans sa résidence d'été loin des coups de marteau des charpentiers.
J'ai eu beau arriver sur le chantier à 7h30 ce matin, ils étaient déjà là en train de déposer les tuiles génoises avec précaution. Il ne sont pas descendu du toit avant la pose de midi. J'ai fait livrer de l'eau car à 8h30, il faisait déjà 30 degrés à l'ombre. Solides ces hommes.
L'ouverture du chantier de la toiture a bien démarré et la semaine passée, les 95% des matériaux ont été livrés comme convenu.
Mercredi passé, j'attendais sur place le camion qui allait livrer environ une tonne de bois. J'étais là à 8h30. Un klaxon retentit vers 11h et devinez ce qui apparut au portail de l'école....., un tuktuk.
Un tuktuk chargé à bloc avec poutres, liteaux, rouleau de natte en roseau et d'autres matériaux encore pour une autre destination que la notre. Comme les poutres dépassaient de la benne, cet équipage plutôt cocasse mesurait au moins 7 mètres de long. Le conducteur, un peu coincé entre guidon et avant de la benne manœuvrait cet engin avec beaucoup d'adresse sauf une fois déchargé où la moto s'est cabrée, la roue avant décollée d'un petit mètre. La routine. Le pilote qui ressemblait un peu à Marlon Brando dans "La horde sauvage" a calmé les chevaux d'un geste sec, m'a fait signer le bon de livraison et s'en est reparti vers d'autres chantier. La routine je vous dis...